WISE a balayé le ciel en infrarouge
Les astronomes vont bientôt disposer d’une nouvelle carte de la voûte céleste.
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Avec ce cliché de l’amas ouvert des Pléiades, WISE célèbre la fin de sa première campagne d’observation globale du ciel. L’infrarouge met en évidence les nuages de gaz qui entourent les étoiles, situées à 436 années-lumière de nous. Crédit : NASA/JPL-Caltech/UCLA |
Lancé le 14 décembre 2009 (voir cet article), l’observatoire orbital WISE de la NASA a terminé sa première campagne d’observation : avec 1,3 million de clichés, l’ensemble du ciel a été photographié en infrarouge !
Un autre travail ne fait que commencer
WISE signifie sage en anglais, mais pour la NASA c’est aussi un acronyme qui donne Wide-field Infrared Survey Explorer. Ce télescope spatial dont le miroir principal fait 40 cm de diamètre parait très modeste face au géant européen Herschel (voir cet article) qui étudie aussi l’infrarouge et qui possède un miroir de... 3,5 m de diamètre ! Toutefois, les deux engins sont parfaitement complémentaires. Herschel est en quelque sorte un «super-zoom» capable de scruter avec une précision inédite des zones très précises du ciel. WISE, lui, joue plutôt le rôle du grand-angle (c’est le sens de «Wide-field», le W de WISE) et en ayant balayé l’intégralité de la voûte céleste dans l’infrarouge (ce que n’aurait pas le temps de faire Herschel) fournit aux astronomes une vue globale de l’Univers dans cette longueur d’onde qui permet, entre autres, de mieux détecter certains astéroïdes ou comètes, les étoiles proches et froides ou encore les galaxies les plus éloignées de nous.
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Illustration montrant WISE sur fond d’une image du ciel en infrarouge. Bien plus modeste que l’imposant observatoire infrarouge européen Herschel, ce satellite de la NASA est en fait complémentaire. Crédit : NASA |
WISE va continuer ses observations afin d’affiner les données déjà accumulées, mais dès le mois de mai de l’année prochaine, les scientifiques auront accès à des mesures qui concernent 80 % du ciel. Dès lors, un autre travail ne fera que commencer, à savoir l’exploitation des précieuses données qui donneront très probablement lieu à des avancées dans des domaines aussi divers que la répartition des astéroïdes dans le système solaire, la façon dont se forment les planètes et même comment sont nées les galaxies aux premiers temps de l’Univers. De plus, ce «plan d’ensemble» en infrarouge peut aussi révéler aux astronomes des zones particulièrement intéressantes qui seront par la suite examinées en détail par d’autres observatoires infrarouges, par exemple Herschel.
Publié le 19 juillet 2010