Le 1er août, notre étoile a éjecté une vaste bulle de plasma vers notre planète, ce qui pourrait entraîner de belles aurores polaires.
La petite colère du Soleil (une éruption de classe C3) du 1er août photographiée en ultraviolet par le satellite Solar Dynamics Observatory de la NASA. Crédit : NASA/SDO
Environ tous les 11 ans, l’astre du jour connaît une baisse de régime. Or, le minimum actuel (après le pic d’activité de 2001) dure plus longtemps que prévu... Si l’événement du 1er août ne peut pas être interprété comme un signe certain d’une reprise définitive d’activité, il reste toutefois intéressant, car, en dépit de sa nature modeste, il pourrait avoir des conséquences très esthétiques sur le ciel !
Une éruption de classe C3 : une note médiocre ! Les éruptions solaires possèdent leur propre échelle, un peu comme celle de Richter pour les tremblements de terre. Les scientifiques se basent sur la quantité de rayons X émis pour quantifier la magnitude des colères du Soleil et les divisent en 4 catégories principales identifiées par des lettres (de la plus faible à la plus forte) : B, C, M et X. Chacune de ces catégories est subdivisée en 9 autres, précisées par un chiffre. Par exemple, l’éruption du 1er août filmée par le satellite SDO de la NASA (voir ci-dessous), et qui nous intéresse, a reçu un C3, une note médiocre.
Tout aussi spectaculaire qu’elle soit en images, une telle éruption d’intensité C3 n’est normalement pas de nature à entraîner des interruptions de communications radio ou de surcharge des réseaux électriques. En revanche, lorsque le flux de particules chargées ainsi éjectées dans l’espace touchera la Terre, celui-ci entrera en interaction avec notre atmosphère et de superbes aurores polaires en découleront. Hier, de premières draperies célestes ont été aperçues et photographiées, comme en témoigne ce magnifique cliché de Shawn Malone dans le Michigan aux États unis reproduit ci-dessous et publié sur le site Spaceweather.com.
Vous pouvez tenter de voir les aurores polaires en observant vers l’horizon nord. Attention cependant, rien n’est garanti, car l’intensité de ces draperies célestes dépend aussi de l’activité du champ magnétique terrestre. Le Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics a calculé le pics possibles suivants (en TU - Temps Universel) : -Mercredi 4 août à 16h TU (de jour pour l’Europe donc inobservable) -Mercredi 4 août à minuit TU (de nuit pour l’Europe donc favorable) -Jeudi 5 août à 6h TU (le matin pour l’Europe, donc inobservable)
Gardez à l’esprit qu’il ne s’agit là que d’estimations et que rien ne vous empêche de regarder l’horizon nord ce soir et les jours qui viennent (en fait, plusieurs éruptions se sont produites). Les observateurs situés à des latitudes nord élevées ont cependant plus de chances d’apercevoir des aurores polaires. Publié le 4 août 2010
C’est la fusée mythique par excellence, celle qui a lancé Spoutnik, le premier satellite, et Gagarine, le premier homme dans l’espace. Le Centre Spatial Guyanais (CSG), est désormais l’une de ses bases de lancement : un accomplissement historique.
45 ans après la diffusion du premier épisode de la célèbre série de science-fiction, les aventures du capitaine Kirk et de ses coéquipiers inspirent plus que jamais l’agence américaine, ses astronautes et son personnel et plus largement les professionnels de l’espace dans le monde entier.
Il y a 50 ans, le 5 mai 1961, quelques semaines après Gagarine, l’Américain Alan Shepard atteignait l’espace. Quelques années plus tard, il marchera sur la Lune résumant en quelque sorte la course qui opposait l’Union Soviétique et les États-Unis.