La visite du président Barack Obama en Chine a été l’occasion d’un communiqué annonçant un rapprochement sino-américain dans le domaine spatial.
Le président chinois Hu Jintao et son homologue américain Barack Obama lors du voyage de ce dernier en Chine. Crédit : White House/Pete Souza
Depuis le 12 novembre, le président des États-Unis Barack Obama effectue en Asie un voyage officiel afin de renforcer les liens entre son pays et cette partie du monde. L’étape chinoise a notamment vu une rencontre entre le chef de l'exécutif américain et Hu Jintao, président de la République Populaire de Chine.
Une coopération spatiale Un communiqué officiel précise ainsi les rapprochements que souhaitent opérer les deux puissances et un paragraphe concerne plus particulièrement le spatial : «Les États-Unis et la Chine sont impatients d’élargir les discussions portant sur la coopération en matière de science spatiale et d’entamer un dialogue concernant les vols habités et l’exploration de l’espace fondés sur les principes de transparence, de réciprocité et de bénéfices mutuels». Une visite de l'administrateur de la NASA, Charles Bolden, est annoncée pour 2010, ce qui n’est pas une nouveauté puisque son prédécesseur Mike Griffin s’était rendu en Chine en septembre 2006.
La Station Spatiale Internationale. Après 2003 et son premier vol habité, la Chine exprima plusieurs fois sa volonté de participer à ce complexe orbital. Crédit : NASA
La Chine exclue de l’ISS Toutefois, le climat géopolitique et spatial est très différent. Lors de la visite de Mike Griffin voici 3 ans, le programme de retour vers la Lune de l’agence américaine n’avait pas connu l’examen critique du comité Augustine (voir cet article). Rappelons que ce panel d’experts nommé par la Maison Blanche a conclu que la NASA ne disposait pas d’un budget suffisant pour atteindre notre satellite naturel à l’horizon 2020. De plus, à l’époque, la Chine était souvent présentée comme l’adversaire de fait des États-Unis dans le cadre d’une nouvelle course à la Lune. De toute évidence, les tensions diplomatiques entre le géant asiatique et Washington se retrouvaient transposées dans l’espace. Ainsi, lorsque le régime de Pékin, fort d’être capable d’envoyer des astronautes (appelés taïkonautes) sur orbite avec sa fusée Longue Marche et sa capsule Shenzhou, exprima son intention de participer à la Station Spatiale Internationale, les obstacles l’emportèrent largement, aucune volonté politique ne se dessinant pour les surmonter. Certains observateurs notèrent toutefois que le spatial chinois manquait de transparence et que ce facteur avait pu jouer un rôle. Parallèlement, la Chine a lancé ses propres projets de stations orbitales et les a même précisés lors du Congrès International d’Astronautique en octobre dernier (voir cet article et la vidéo ci-dessous).
Un tournant ou de simples intentions ? Le communiqué officiel cité plus haut marque-t-il donc un tournant au point d’ouvrir la voie à une réelle coopération spatiale Chine-USA ? Si l’intention politique vient d’être exprimée, on remarquera l’exigence de transparence dans les principes de base des discussions à venir. Visiblement une allusion de Washington au fait que le programme spatial chinois reste encore largement empreint d’une culture du secret et sous la coupe d’une forte implication des militaires. Les obstacles éventuels ne peuvent donc être négligés, mais qui aurait osé parier avant la chute du mur (voir cet article) que des navettes américaines rendraient visite à la station Mir et que plus tard les ennemis de la guerre froide se retrouveraient avec d’autres pays associés dans le programme de l’ISS ?
C’est la fusée mythique par excellence, celle qui a lancé Spoutnik, le premier satellite, et Gagarine, le premier homme dans l’espace. Le Centre Spatial Guyanais (CSG), est désormais l’une de ses bases de lancement : un accomplissement historique.
45 ans après la diffusion du premier épisode de la célèbre série de science-fiction, les aventures du capitaine Kirk et de ses coéquipiers inspirent plus que jamais l’agence américaine, ses astronautes et son personnel et plus largement les professionnels de l’espace dans le monde entier.
Il y a 50 ans, le 5 mai 1961, quelques semaines après Gagarine, l’Américain Alan Shepard atteignait l’espace. Quelques années plus tard, il marchera sur la Lune résumant en quelque sorte la course qui opposait l’Union Soviétique et les États-Unis.