Mars 500 : c’est parti !

Les 6 volontaires de la simulation de voyage vers la planète rouge sont désormais enfermés dans leur vaisseau immobile.

Bookmark and Share

 

Mars 500
Le simulateur de l’expérience Mars 500 à Moscou. L’intérieur de ces modules sera le seul horizon des 6 volontaires pour les 520 jours à venir !
Crédit : ESA

L’heure a été communiquée avec précision, comme pour le décollage d’une mission habitée : 13h49, heure locale de Moscou le 3 juin 2010. Toutefois, cette fois-ci les invités présents n’ont pas entendu le vrombissement des moteurs d’une fusée, mais le bruit sourd de la fermeture de l’écoutille d’accès aux modules de l’expérience Mars 500.

Explorer Mars en bonne santé physique et mentale

L’année dernière, une première simulation de voyage immobile vers la planète rouge s’était achevée avec succès. Cette répétition n’avait duré que 105 jours alors que cette fois-ci deux Européens, 3 Russes et un Chinois s’isolent pour 520 jours, la durée réelle d’une mission aller-retour vers Mars avec exploration de sa surface. C’est l’institut des problèmes biomédicaux de Moscou, qui gère l’aspect médical des vols habités russes, qui a initié cette expérience. L’Agence Spatiale Européenne (ESA) en est partenaire, ce qui explique la présence du Français Romain Charles et de l’italo-colombien Diego Urbina. Avec les 4 autres membres d’équipage, ils vivront pendant 18 mois exclusivement dans les modules cylindriques chargés de recréer le confinement d’un vaisseau spatial.

Mars 500 - crew - équipage
Les 6 volontaires juste avant leur entrée dans le simulateur Mars 500 à Moscou. En bas, de gauche à droite : Wang Yue, Alexey Sitev et Diego Urbina. Derrière et qui salue de la main : Alexander Smoleevsky. Dernier rang et de gauche à droite : Sukhrob Kamolov et Romain Charles.
Crédit : ESA - Oleg Voloshin

Il s’agit en priorité de surveiller les conséquences physiologiques et surtout psychologiques d’un tel isolement. Un enjeu majeur, car, lors d’une véritable mission, si ceux qui explorent la planète rouge s’avèrent incapables de travailler en raison d’une trop grande fatigue, d’un épuisement psychologique ou de conflits personnels, l’échec sera garanti ! Avec Mars 500, Russes et Européens comptent analyser les stratégies qui permettent de maintenir sur une longue durée 6 personnes en parfaite condition physique et mentale, de surcroît toujours soudées par un esprit d’équipe sans faille : des facteurs aussi indispensables qu’une technologie au point afin de faire des premiers pas sur Mars un succès humain et scientifique. Le film ESA ci-dessous (en anglais) rappelle les objectifs principaux de l’expérience Mars 500.



Publié le 4 juin 2010

Bookmark and Share

 

Dossiers

  • Soyouz en Guyane

    C’est la fusée mythique par excellence, celle qui a lancé Spoutnik, le premier satellite, et Gagarine, le premier homme dans l’espace. Le Centre Spatial Guyanais (CSG), est désormais l’une de ses bases de lancement : un accomplissement historique.

  • Star Trek et la NASA

    45 ans après la diffusion du premier épisode de la célèbre série de science-fiction, les aventures du capitaine Kirk et de ses coéquipiers inspirent plus que jamais l’agence américaine, ses astronautes et son personnel et plus largement les professionnels de l’espace dans le monde entier.

  • Alan Shepard, du suborbital à la Lune

    Il y a 50 ans, le 5 mai 1961, quelques semaines après Gagarine, l’Américain Alan Shepard atteignait l’espace. Quelques années plus tard, il marchera sur la Lune résumant en quelque sorte la course qui opposait l’Union Soviétique et les États-Unis.