Les satellites aident Haïti

La Charte Espace et Catastrophes Majeures a été activée afin de soutenir les secours apportés aux populations touchées par le grave séisme survenu dans la région de Port-au-Prince.

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Le 12 janvier à 16h53 heure locale (21h53 TU), un séisme de magnitude 7 frappait Haïti. L’épicentre de ce tremblement de Terre n’était situé qu’à 12 km de la capitale du pays, Port-au-Prince. De nombreuses répliques importantes se sont ensuite succédé. Les autorités locales évoquent des dizaines de milliers de morts et une situation critique en raison d’une destruction à grande échelle des infrastructures de base (bâtiments officiels, routes, hôpitaux, écoles, etc.).

Le CNES coordonne l’action de la Charte
Plusieurs nations ont mis sur pied une logique d’aide humanitaire et la Charte Espace et Catastrophes Majeures a été activée sur demande des Nations Unies pour le compte de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH). La Charte a pour but de coordonner la mise à disposition de moyens spatiaux dans le cadre de catastrophes (voir cet article Enjoy Space). Dans le cas présent, une zone dévastée par un tremblement de Terre, les satellites peuvent en effet servir à rétablir rapidement des communications performantes (liaisons téléphoniques satellitaires, échanges de données avec le monde entier) indispensables à l’organisation des secours. L’imagerie depuis l’orbite apporte aussi une contribution logistique de premier ordre en permettant le repérage des routes coupées ou inutilisables et en fournissant un relevé global des zones les plus sinistrées, comme dans l’exemple ci-dessous.

Exemple d’une carte d’aide aux secours réalisée avec des satellites via la coordination de la Charte. Ici, les zones inondées d’une région de Haïti, suite au passage de l’ouragan Hanna en 2008, sont identifiées en bleu.
Crédit : Disaster Charter

L’agence spatiale française CNES a précisé, dans un communiqué de presse, qu’elle assurait le rôle de chef de projet de l’intervention de la Charte en lien étroit avec les demandeurs, à savoir les Nations Unies mais aussi la Sécurité Civile Française. Dans l’immédiat, le satellite français SPOT 5 doit acquérir des images de Port-au-Prince d’une résolution de 2,5 m aujourd’hui et demain. Des satellites des agences spatiales européenne (ESA), japonaise (JAXA) et canadienne (ASC) doivent ensuite effectuer des relevés radar haute résolution. Les États-Unis fourniront des clichés avec une résolution métrique le 15 janvier. Toutes ces données serviront à établir des cartes d’évaluation des dégâts qui seront distribuées aux secours sur place.

Publié le 14 janvier 2010

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