La NASA précise la zone d’arrivée de Curiosity
L’agence américaine annonce l'atterrissage de son rover martien pour le 6 août vers 7h31 du matin (heure française). La zone visée a été réduite d’un ovale de 20x25 km à 7x20 km afin de se rapprocher des endroits les plus prometteurs du cratère Gale.
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La position de Curiosity (en vert) le 11 juin. Crédit : JPL |
Avec près de 465 millions de km parcourus (attention, le trajet ne se fait pas en ligne droite, voir ci-dessus), Curiosity ne cesse de naviguer vers son objectif : le cratère Gale de 154 km de diamètre près de l’équateur de la planète rouge.
Lors d’une conférence le 11 juin, le Jet Propulsion Laboratory (JPL) chargé de gérer la mission pour la NASA a annoncé que le rover se poserait le 5 août à 22h31 heure de Pasadena en Californie où se situe son «campus» de 72 hectares. En France, cela donne 7h31 du matin le lundi 6 août. Il semble qu’il s’agisse là de l’heure de réception des signaux du rover qui mettront 13 minutes à venir de Mars. Il est à noter que la Cité de l’espace organisera un événement qui vous permettra de suivre cette arrivée. Événement qui sera retransmis en direct vidéo sur Enjoy Space.
Grâce aux performances attendues du système d’atterrissage du rover, le JPL a réduit la marge d’erreur possible. Ainsi, les contrôleurs de la mission avaient au départ prévu que Curiosity puisse atterrir quelque part au sein d’un ovale de 20x25 km. Désormais, celui-ci a été réduit à 7x20 km au plus près des pentes du pic central, le mont Sharp, qui trône à 5 km de hauteur au centre du cratère Gale. C’est en effet sur ces pentes que les scientifiques pensent que se trouvent les strates géologiques les plus intéressantes pour déterminer si dans le passé Mars a pu héberger de l’eau liquide et présenter des conditions favorables à la vie.
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L’ovale d’arrivée de Curiosity au sein du cratère Gale sur Mars. On constate que la nouvelle ellipse (trait noir plus épais) est plus réduite que la précédente et plus proche des pentes du mont Sharp. Crédit : NASA/JPL-Caltech/ESA/DLR/FU Berlin/MSSS |
Selon Pete Theisinger, directeur de la mission au JPL, ce choix divise par deux la distance à parcourir par le rover pour atteindre les pentes prometteuses. En temps de roulage, ce sont plusieurs mois qui seront gagnés tout en laissant Curiosity atterrir dans une zone sûre (il ne faut pas qu’il y ait par exemple de trop gros rochers susceptibles de le déstabiliser à l’arrivée).
La vidéo ci-dessous présente les deux expériences françaises hébergées à bord de Curiosity ainsi que son mode novateur d’atterrissage.
Cette autre vidéo vous montre l’exposition «Explorez Mars» de la Cité de l’espace.
Publié le 12 juin 2012