Annoncé dans les salles pour décembre, le prochain film du réalisateur canadien oscarisé pour Titanic fait déjà parler de lui.
James Cameron sur le tournage d’Avatar. Crédit : Fox
Le futur brossé par cette nouvelle réalisation pour le cinéma de James Cameron (plus de 10 ans après Titanic !) décrit une humanité qui maîtrise le voyage spatial au point d’explorer et coloniser d’autres planètes. En l'occurrence, le film se centre sur Pandora, lune d’une géante gazeuse, dont l'atmosphère est irrespirable pour les humains et habitée par des créatures inconnues et des extraterrestres humanoïdes de 3 m de haut. Un militaire va voir son esprit projeté dans un «avatar», une sorte de copie des natifs de Pandora, afin de les infiltrer. Mais face à la volonté des humains d’exploiter sans vergogne les ressources de ce monde, le soldat se retrouve confronté à un conflit moral lorsque vient le moment de choisir un camp. On le constate, l’astronautique est plus un décor que le sujet principal du film qui — comme c’est souvent le cas dans la SF — aborde des thèmes qui font écho à des réflexions très terriennes. On peut ainsi y voir une évidente fable écologique (les habitants de Pandora vivent en symbiose avec la nature) ou encore une allusion aux indiens d’Amérique confrontés aux premiers explorateurs et colons européens tandis que le visuel rappelle parfois la guerre du Vietnam avec ses jungles et ses hélicoptères (certes dans une version plus futuriste). Ci-dessous : la bande-annonce d’Avatar.
Le spatial pour décor ? Pas seulement Cependant, il serait faux de croire que pour James Cameron, le spatial n’est qu’un décor. Il est certes connu pour sa passion envers les fonds marins (il est descendu en sous-marin filmer l’épave du Titanic en personne), mais c’est en fait l’exploration en général qui le fascine comme le confirment certaines interviews. Et le spatial s’impose comme un sujet de prédilection pour le réalisateur même si Avatar n’est que son second film situé dans un environnement astronautique (après Aliens en 1986). Ainsi, en 2004, James Cameron a travaillé avec la NASA sur le design d’une mission martienne habitée (c’est aussi un excellent dessinateur). On lui prêtait alors la volonté d’adapter au cinéma ou en série télé la fameuse trilogie littéraire de Kim Stanley Robinson, Mars la Rouge, Mars la Verte, Mars la Bleue.
James Cameron (à gauche) et Sean O’Keefe, l'administrateur de la NASA d’alors, au Congrès International d’Astronautique de 2004. Crédit : Olivier Sanguy
James Cameron a même siégé un temps au NASA Advisory Council, un panel d’experts et de conseillers nommés par l'administrateur de l’agence américaine. On notera d’ailleurs que le réalisateur accompagna le patron de la NASA de l’époque, Sean O’Keefe, au Congrès International d’Astronautique de 2004. Au cours d’une conférence de presse commune, James Cameron plaida pour une mise en image renouvelée des missions spatiales avec l’utilisation de la technologie haute définition et, surtout, un accent sur le côté humain. Sa pugnacité à défendre un programme d’exploration ambitieux lui a valu la reconnaissance de la Planetary Society qui lui remit en 2005 son Cosmos Award pour la promotion de la science. Lors de la remise du prix, il déclara : «L’exploration n’est pas un luxe que nous ne pouvons pas nous payer, c’est une nécessité que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre. Aller plus loin dans l’inconnu est notre plus grande réalisation en tant que civilisation et notre plus grande responsabilité envers les générations futures».
C’est la fusée mythique par excellence, celle qui a lancé Spoutnik, le premier satellite, et Gagarine, le premier homme dans l’espace. Le Centre Spatial Guyanais (CSG), est désormais l’une de ses bases de lancement : un accomplissement historique.
45 ans après la diffusion du premier épisode de la célèbre série de science-fiction, les aventures du capitaine Kirk et de ses coéquipiers inspirent plus que jamais l’agence américaine, ses astronautes et son personnel et plus largement les professionnels de l’espace dans le monde entier.
Il y a 50 ans, le 5 mai 1961, quelques semaines après Gagarine, l’Américain Alan Shepard atteignait l’espace. Quelques années plus tard, il marchera sur la Lune résumant en quelque sorte la course qui opposait l’Union Soviétique et les États-Unis.