Falcon 9 rate son allumage
La nouvelle fusée de la société SpaceX a tenté de mettre à feu ses moteurs pour un test, mais sans succès.
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La fusée Falcon 9 sur son pas de tir SLC-40 de la Cape Canaveral Air Force Station. Crédit : SpaceX |
Le 9 mars 2010, le pas de tir SLC-40 de la Cape Canaveral Air Force Station en Floride, non loin du centre Kennedy de la NASA, devait être le théâtre du premier test statique de la fusée Falcon 9 de la firme SpaceX.
Un allumage raté... de façon nominale !
SpaceX a été créée par Elon Musk qui a fait fortune en mettant au point le système de paiement PayPal sur Internet. Avec ses fusées Falcon 1 (qui a réussi à placer un petit satellite sur orbite au quatrième vol) et Falcon 9, l’entrepreneur ambitionne de faire baisser significativement le coût de l’accès à l’espace. SpaceX est même sous contrat avec la NASA : si la Falcon 9 répond aux spécifications de l’agence américaine, Elon Musk et ses équipes décrocheront un marché de plus de 10 vols cargo vers la Station Spatiale Internationale pour un montant de 1,6 milliard de dollars.
Cependant, le 9 mars, la Falcon 9 ne devait pas décoller. Il s’agissait de dérouler toute la séquence d’un envol, avec allumage des 9 moteurs Merlin du premier étage, mais en maintenant la fusée au sol. Une telle répétition, dit test statique, permet d’évaluer le comportement de tous les systèmes en situation réelle.
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Cette brève flamme aperçue lors de l’arrêt de compte à rebours résulte de la purge des 9 moteurs Merlin du premier étage de la fusée Falcon 9 qui ne se sont pas allumés. Crédit : SpaceX |
Toutefois, 2 secondes avant la mise à feu, les ordinateurs de contrôle ont stoppé la séquence. La flamme aperçue, et photographiée (voir ci-dessus), ne témoigne pas d’un bref allumage des 9 moteurs : il s’agit de la combustion de l’oxygène liquide et du kérosène en excès qui s’est échappé lors de la fermeture automatique des valves. De fait, si l’allumage des moteurs a bien connu un raté évident, il n’en reste pas moins que la procédure d’arrêt du compte à rebours et ses opérations de sécurisation (purge des moteurs et des réservoirs, etc.) se sont déroulées de façon nominale, preuve de la maturité technique des équipes de SpaceX.
Du cargo vers la Station au transport d’astronautes
Dans son communiqué, la firme d’Elon Musk affirme être prête à procéder à un autre test d’ici quelques jours une fois les causes de l’arrêt prématuré du compte à rebours identifiées. Confiance excessive ? Probablement pas, car il ne faut pas oublier que SpaceX a déjà plusieurs fois réalisé avec succès des mises à feu des moteurs Merlin du Falcon 9 sur des bancs d’essai au sol. Néanmoins, les enjeux de ce test statique, puis du vol inaugural, dépassent de loin ceux d’une nouvelle fusée. Avec la politique spatiale initiée récemment par le président Barack Obama, la NASA doit désormais faire appel au secteur privé pour envoyer du cargo vers la Station Spatiale Internationale et même plus tard ses astronautes ! La Falcon 9 de SpaceX et sa capsule Dragon sont à ce jour l’initiative privée la plus en avance dans ce domaine.
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Placée sur orbite par la Falcon 9, la capsule Dragon (image d’artiste) est la solution proposée par SpaceX pour envoyer du cargo vers la Station Spatiale Internationale et plus tard des astronautes dans une version habitée. Crédit : SpaceX |
Publié le 10 mars 2010