La construction d’Ares I-X au sein du VAB en accéléré.
Crédit : NASA TV
Ares I-X (NASA)
Ares sur YouTube
La NASA se prépare à un vol d’essai déterminant pour la fin du mois.

Décollage d'Ares I-X (image d'artiste).
Crédit : NASA
Le 27 octobre prochain, la NASA doit procéder au lancement d’Ares I-X. Cette fusée permettra de tester et valider les technologies qui seront employées sur le futur lanceur habité de l’agence : Ares I.
Deux lanceurs pour de multiples missions
Pour ramener des astronautes sur la Lune, l’agence américaine a conçu une architecture basée sur deux lanceurs : Ares I et Ares V.
Ares I doit être la fusée porteuse de la future capsule Orion, celle-là même qui hébergera les équipages. L’Amérique tournera donc le dos à la formule de l’avion spatial qu’est la navette, ce type de transport orbital ayant été jugé trop coûteux et souffrant de failles de sécurité (la NASA a perdu deux navettes, Challenger en 1986 et Columbia en 2003, et à chaque fois les 7 astronautes à bord ont péri).
De son côté, Ares V se présente comme le lanceur «poids lourd» inhabité qui amènera là-haut ce qui est nécessaire à une mission vers notre satellite naturel ; soit le module lunaire au sommet d’un étage de fusée chargé de propulser celui-ci et la capsule Orion vers la Lune. La vidéo ci-dessous résume les principales étapes de ce scénario.
Les deux Ares offrent à la NASA une modularité que ne donnerait pas un unique lanceur lourd. Ainsi, pour une mission vers la Station Spatiale Internationale, Ares I se suffit à lui-même puisqu’il est capable de placer le vaisseau Orion sur une orbite de rendez-vous avec l’ISS. Ares V peut de surcroît être utilisé seul pour des missions non-habitées comme l’envoi de télescopes spatiaux géants ou de sondes d’exploration du système solaire particulièrement ambitieuses (ce qui implique une masse au décollage élevée). Enfin, l’agence américaine a plusieurs fois souligné que le couple Ares I et Ares V pouvait relever d’autres défis comme le transport d’astronautes vers certains astéroïdes passant près de la Terre.
Un lanceur mal-aimé
Toutefois, cette architecture baptisée Constellation est loin de faire l’unanimité. Premier lanceur du duo à connaître une phase de développement avancée, Ares I subit de nombreuses critiques souvent virulentes puisque certains l’accusent tour à tour de ne pas disposer de la puissance suffisante ou de carrément représenter un danger pour les astronautes ! On stigmatise ainsi surtout son premier étage, basé sur les boosters latéraux de la navette, qui vibrerait tellement fort au décollage que le deuxième étage et la capsule Orion risqueraient des dommages graves.
Pour procéder par étapes, la NASA a donc prévu le vol Ares I-X planifié au 27 octobre prochain. Le «X» signale dans la nomenclature de l’agence américaine que nous avons affaire à un vol d’essai : X pour eXpérimental. D’ailleurs, Ares I-X ne comporte que 4 segments à poudre pour son premier étage au lieu des 5 d’Ares I. De plus, le deuxième étage et la capsule sont factices et la fusée ne placera rien sur orbite. Et les critiques de redoubler, car Ares I-X serait trop éloigné du Ares I définitif pour que les ingénieurs puissent en déduire quoi que ce soit d’utile... La NASA, elle, estime que ce vol est essentiel puisqu’il servira à tester le comportement général de son futur lanceur à Mach 4,7, plus de quatre fois la vitesse du son.

Schéma d’Ares I-X
A : premier étage - booster à poudre (4 segments)
B : deuxième étage factice
C : capsule factice
Crédit : NASA
Mais le débat n’est pas uniquement technique. Ainsi, lors des auditions tenues cet été par le comité d’experts chargé par la Maison Blanche d’examiner l’avenir des vols habités des États-Unis (voir cet article), ceux qui ont vilipendé le plus Ares I étaient aussi ceux qui proposaient leur propre architecture censée être meilleure. Or, si Ares I est écarté, une grande partie de la manne financière destinée à construire le prochain lanceur habité américain changera de mains !
Du coup, le vol d’essai du 27 octobre est perçu d’un extrême à l’autre comme totalement inutile, puisque pour certains les jeux seraient faits et Ares condamné d’avance, ou à l’inverse primordial car son succès donnerait enfin à la NASA l’occasion de prouver la justesse de son approche. En bref, Ares I et son prédécesseur expérimental Ares I-X sont sur la sellette et les acteurs du spatial regarderont avec attention ce qui va se passer à la fin du mois.
Mise à jour : le vol a eu lieu le 28 octobre, voir cet article Enjoy Space.
Publié le 19 octobre 2009

C’est la fusée mythique par excellence, celle qui a lancé Spoutnik, le premier satellite, et Gagarine, le premier homme dans l’espace. Le Centre Spatial Guyanais (CSG), est désormais l’une de ses bases de lancement : un accomplissement historique.
45 ans après la diffusion du premier épisode de la célèbre série de science-fiction, les aventures du capitaine Kirk et de ses coéquipiers inspirent plus que jamais l’agence américaine, ses astronautes et son personnel et plus largement les professionnels de l’espace dans le monde entier.
Il y a 50 ans, le 5 mai 1961, quelques semaines après Gagarine, l’Américain Alan Shepard atteignait l’espace. Quelques années plus tard, il marchera sur la Lune résumant en quelque sorte la course qui opposait l’Union Soviétique et les États-Unis.

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