Lancé avec succès en novembre 2009, le satellite SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity, voir cet article) de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) envoie des données jugées très satisfaisantes comme en témoignent des observations récentes de l'influence de l’Amazone sur l’Atlantique. En effet, la finesse des mesures réalisées par le satellite permet aux scientifiques de voir comment le plus grand fleuve du monde modifie localement la salinité de l’océan (à la baisse) en y déversant d’importantes quantités d’eau douce.
L’Agence Spatiale Canadienne (ASC) a annoncé que son astronaute Chris Hadfield sera le commandant de l’Expédition 35 de la Station Spatiale Internationale à partir du mois de mars 2013, pendant la deuxième moitié de son séjour orbital de six mois. Né en 1959, ce pilote d’essai militaire a été sélectionné par l’agence spatiale de son pays en 1992. Il a déjà été deux fois dans l’espace à l’occasion de missions de la navette spatiale américaine : STS-74 en 1995 vers la station russe Mir et STS-100 en 2001 lors de l’installation du bras robotique canadien de l’ISS. Chris Hadfield s’envolera donc à nouveau vers la Station Spatiale Internationale en décembre 2012, mais cette fois-ci avec une fusée russe Soyouz accompagné de l’Américain Tom Marshburn et du Russe Roman Romanenko afin de former l’Expédition 34 avec 3 autres astronautes déjà à bord du complexe orbital (l’Américain Kevin Ford et les Russes Oleg Novitskiy et Evgeny Tarelkin). Comme annoncé plus haut, il prendra le commandement de la Station 3 mois plus tard en 2013 pour l’Expédition 35 et reviendra sur Terre en juin 2013. Ci-dessous, vidéo de la conférence de presse où Chris Hadfield commente sa nomination en tant que futur commandant de la Station et premier Canadien à occuper ce poste.
L’édition américaine de Top Chef sur Bravo Channel (un concours culinaire sous forme de télé-réalité) s’est penchée sur la nourriture des astronautes lors de son épisode du 1er septembre. Les concurrents devaient en effet concevoir un plat destiné à être dégusté sur orbite puisque la NASA retiendra la recette du gagnant. Pour les besoins de cet épisode, les producteurs ont tourné des séquences au Johnson Space Center de l’agence américaine à Houston et le marcheur lunaire Buzz Aldrin (Apollo 11) était un invité de marque sur le plateau.
Non, il ne s’agit pas d’un nouveau pas de tir pour des fusées situé près du pôle Sud ! Toutefois, à partir du 4 septembre, l'agence spatiale française va lâcher une vingtaine de ballons stratosphériques depuis la base américaine de McMurdo (souvent utilisée pour ce genre de lancements, car ce lieu bénéficie de vents favorables). Les mesures ainsi réalisées par les instruments embarqués permettront par exemple de mieux étudier le fameux trou dans la couche d’ozone centré autour de l’Antarctique, mais aussi de vérifier le bon fonctionnement de l’interféromètre IASI (Interféromètre Atmosphérique de Sondage Infrarouge) présent sur le satellite météorologique européen MetOP-A.
Et pour être exact, 8 minutes et 50 secondes ! James Cameron, le réalisateur qui siégea autrefois au NASA Advisory Council (voir cet article), propose une version allongée d’Avatar avec par exemple une séquence qui introduit des animaux coupés du montage original, une autre revient en profondeur sur l’école que dirigeait Grace Augustine, la mort de Tsu’tey n’est plus raccourcie comme l’avait exigé le studio et bien évidemment la fameuse scène d’amour s’avère cette fois-ci complète (mais n’oubliez pas que James Cameron lui-même avait déclaré qu’il ne fallait pas s’attendre non plus à un grand bouleversement concernant ce moment précis du film). Cet «Avatar Special Edition» sort en ce moment sur les écrans (en 3D ou non selon les salles) tandis qu’une nouvelle version DVD et Blu-ray offrira prochainement 16 minutes de plus, soit 7 minutes de «bonus» par rapport à cette deuxième mouture de la saga spatiale qui aborde de nombreux thèmes astronautiques (voir cet article et ce dossier).
En ce moment, deux satellites très différents sont en cours de sauvetage par leurs opérateurs au sol. Le premier, GOCE, est au coeur d’une mission scientifique de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Chargé de mesurer avec précision les variations du champ de gravité de notre planète, ce satellite a connu deux pannes coup sur coup sur deux ordinateurs embarqués (en février puis juillet 2010). L’engin fonctionne normalement, mais il ne peut plus transmettre les données qu’il recueille. Au sol, les ingénieurs espèrent qu’une mise à jour logicielle envoyée vers GOCE permettra de résoudre cette défaillance. À ce jour, la mission a toutefois déjà récolté les deux tiers des données attendues et fourni une première cartographie des variations du champ de gravité terrestre (voir cet article Enjoy Space). Le deuxième est un satellite de télécommunications militaires américain, AEHF-1. Lancé avec succès le 14 août depuis la Cape Canaveral Air Force Station, il doit assurer en toute sécurité des transmissions de la plus haute importance entre les états-majors des États-Unis, leurs théâtres d’opérations et même la présidence ! Mais, en raison d’une panne de sa propulsion principale, AEHF-1 n’a pas pu atteindre son orbite de travail. L’armée américaine a cependant fait savoir que les meilleurs spécialistes se sont penchés sur la question et qu’en utilisant les moteurs d’attitude (bien moins puissants et chargés normalement de maintenir le satellite sur son orbite), les contrôleurs au sol parviendront à «piloter» AEHF-1 vers son emplacement prévu d’ici plusieurs mois. En dépit de cette consommation imprévue de carburant, la durée de vie opérationnelle de 14 ans pourrait être atteinte.
Statistiquement, il faut avoir beaucoup de chance pour pouvoir observer le transit d'une planète devant son étoile car cela nécessite que l'alignement soit parfait entre l'étoile, la planète et l'observateur. La méthode a cependant été retenue pour le satellite français CoRoT du CNES et son homologue de la NASA Kepler pour la détection d'exoplanètes en mesurant les variations de luminosité induites par leur passage devant leur étoile et la NASA vient d'annoncer que Kepler vient de réussir un coup double : deux planètes autour de la même étoile. Il y en aurait peut-être même une troisième…
Les deux planètes, de la taille de Saturne (80 et 54 fois la masse de la Terre), gravitent autour d'une étoile jaune rebaptisée « Kepler 9 », légèrement plus grosse que notre Soleil et située dans la constellation de la Lyre, à quelque 2 300 années lumière de la Terre. Les deux planètes bouclent leur orbite en 19,2 et 38,9 jours, ce qui laisse supposer une résonance gravitationnelle entre elles. Une troisième planète, une « Super-Terre » environ 1,5 fois plus grosse que notre planète pourrait circuler sur une orbite très proche de l'étoile, avec une révolution de 38 heures, mais cela reste à confirmer, car les faibles variations de luminosité qui laissent supposer sa présence pourraient aussi bien provenir de sources parasites comme un compagnon stellaire ou d'autres étoiles en arrière-plan.
En sept mois, Kepler a observé les variations de luminosité de plus de 156 000 étoiles et détecté environ 700 planètes potentielles, dont sept ont pu être confirmées par des observations depuis des observatoires terrestres.
Il n’y a pas si longtemps, les astronomes théorisaient la vie sur pratiquement toutes les planètes du système solaire alors qu’aujourd’hui on envisage parfois la Terre comme l’unique oasis du vivant... ET aurait-il disparu entre temps ?
Depuis quelques années, des entrepreneurs ambitionnent de développer une nouvelle approche du spatial et visent une réduction des coûts de lancement. Le secteur privé révolutionnera-t-il les vols habités ?
Le vaisseau spatial du film de James Cameron est bien moins fantaisiste qu’en apparence et aborde même de façon plausible plusieurs problèmes posés par les voyages interstellaires.