Des sous-vêtements spatiaux sans odeur
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Koichi Wakata dans le laboratoire japonais Kibo de la Station Spatiale Internationale. À bord de celle-ci, et de mars à juillet 2009, l’astronaute a testé des sous-vêtements dont la fibre tue les bactéries et évite ainsi les odeurs, même sans lavage. Crédit : NASA |
Confrontés à un environnement hostile sur orbite, les astronautes doivent suivre des protocoles précis pour se maintenir en bonne santé comme des exercices physiques quotidiens destinés à éviter une perte trop importante de leurs masses musculaire et osseuse. Rester en forme implique aussi une hygiène rigoureuse, ce qui n’est pas toujours facile en impesanteur : les équipages ne se douchent pas, mais utilisent des linges humides. Dans le même souci, hommes et femmes changent leurs sous-vêtements chaque jour, ce qui n’est pas sans poser un réel problème logistique puisqu’il n’y pas de lave-linge à bord de la Station Spatiale Internationale !
Pour y remédier, l’agence spatiale japonaise JAXA et une université de Tokyo ont mis au point un textile qui n’a pas besoin d’être lavé, car il tue les bactéries (ce qui neutralise les odeurs), absorbe l’eau et sèche rapidement. Deux astronautes du pays du Soleil levant, Takao Doi et Koichi Wakata, ont même testé des sous-vêtements réalisés avec cette nouvelle fibre. Le premier lors d’une mission de navette et le second au cours d’un séjour de longue durée à bord de la Station Spatiale Internationale en 2009. Le verdict de Koichi Wakata à propos de sa culotte de type boxer est à ce titre éloquent : «Je l’ai porté pendant 1 mois et mes coéquipiers dans la Station ne se sont jamais plaints, donc je pense que l’expérience est un succès». Avec un tissu normal, il ne fait aucun doute que l’inévitable odeur aurait immanquablement incommodé tout le monde au sein de l’endroit confiné qu’est une station spatiale...
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Sur son site, la firme de textiles Goldwin met en avant la filiation de ses sous-vêtements avec la technologie testée à bord de la Station Spatiale Internationale. Crédit : Goldwin Inc. |
Cette fibre qui reste propre est aujourd’hui disponible sur Terre. Tout d’abord, la Japan Women’s University de Tokyo (partenaire de la JAXA) propose à la vente une centaine de boxers pour 10 500 yens la paire (environ 90 euros). Ensuite, pour une distribution plus large, la firme nippone de vêtements Goldwin emploie la même technologie sur sa ligne MaxiFresh Plus de tricots de corps (à partir de 21 euros) et boxers (dès 14 euros).
Publié le 26 février 2010