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Spitzer : la chanson !

Spitzer est un télescope spatial infrarouge. Pour exposer les avantages qu’il y a à observer dans cette longueur d’onde particulière, on peut recourir à des schémas ou encore à de doctes explications délivrées par un scientifique en blouse blanche... Maintenant, imaginez que cet inévitable scientifique en blouse blanche (un cliché à lui tout seul...) vous donne un petit cours en chantant au cours d’un clip vidéo aidé par un soleil souriant qui pousse à son tour la chansonnette ! Improbable ? Eh bien non, l’équipe Cool Cosmos  du Spitzer Science Center de la NASA a osé le faire et le résultat ci-dessous est hilarant. Et probablement aussi prochainement cultissime.



Disponible en HD sur le site Cool Cosmos - IRrelevant astronomy

Publié le 12 mars 2010

Hommage à Robert McCall

Robert McCall - Dryden - NASA
Robert McCall, artiste spatial, devant une partie de la fresque «Celebrating One Hundred Years of Powered Flight» qu’il a réalisée pour le centre Dryden de la NASA.
Crédit : NASA

Robert McCall s’est éteint à l’âge de 90 ans à Scottsdale, Arizona, le 26 février 2010. Admiré pour sa peinture et particulièrement remarqué pour ses oeuvres ayant pour thème l’espace, son nom n’est pas forcément connu du grand public. Et pourtant, des dizaines de millions de personnes ont vu ses créations !
C’est ainsi lui qui a peint la fameuse affiche de film de l’incontournable chef-d’oeuvre de SF 2001, l’Odyssée de l’Espace : celle où une navette futuriste s’extrait de la station orbitale en forme de roue. L’artiste a collaboré de nombreuses fois avec la NASA et ses oeuvres se sont même retrouvées traduites en timbres.

Robert McCall - mission patch
De gauche à droite : les emblèmes officiels de la mission lunaire Apollo 17 et des vols de navette STS-1 et STS-3. Un aspect des travaux que Robert McCall effectua pour la NASA.
Crédit : NASA

Pour l’agence américaine, Robert McCall a conçu des emblèmes de mission, dont celui du vol inaugural de la première navette spatiale, ou encore réalisé deux monumentales fresques qui ornent le centre Langley en Virginie et celui de Dryden à Edwards en Californie. Et en matière de grand format, comment ne pas citer le fameux «Space Mural» haut de 6 étages qui trône dans le Air and Space Museum de Washington, DC ? On estime que cette peinture hors norme est vue chaque année par une dizaine de millions de personnes...

Robert McCall - Expanding the frontier of flight - NASA
En Virginie, le centre Langley de la NASA héberge une superbe fresque horizontale de Robert McCall qui s’étend sur plus de 5 m de large intitulée «Expanding the Frontier of Flight».
Crédit : NASA

Robert McCall - NASM - Space Mural
Dans la capitale fédérale des États-Unis, le Air and Space Museum possède une monumentale peinture de Robert McCall haute de 6 étages connue sous le nom de «Space Mural».
Crédit : National Air and Space Museum

Il serait cependant injuste de limiter l’artiste à ces créations grandioses, même si elles sont remarquables. Avec plus de 400 tableaux sur l’espace, Robert McCall a toujours magnifié une vision optimiste du futur astronautique, et ce, avec sincérité, car il a plusieurs fois déclaré que selon lui l’humanité finirait par vivre ailleurs que sur Terre. Il parvenait ainsi à exprimer cet élan vers les étoiles même dans des toiles plus petites et consacrées au présent, comme ce superbe «Reaching for the Stars» ci-dessous.

Robert McCall - Reaching for the Stars - EPCOT
Le tableau «Reaching for the Stars» célèbre la mission STS-1, le premier vol d’un avion spatial. En combinaison marron, on reconnaît les astronautes John Young (au premier plan avec un technicien) et Robert Crippen qui étaient tous deux aux commandes de la navette Columbia. Cette peinture est exposée au pavillon American Adventure au parc Epcot de Walt Disney World en Floride, à une heure de route environ du centre Kennedy.
Crédit : Marie Ange Sanguy

Pour découvrir plus avant ce fascinant artiste qui a immortalisé avec ses pinceaux la plus grande aventure de l’humanité et ses promesses, vous pouvez visiter son site web officiel et son fabuleux musée en ligne.
La vidéo NASA ci-dessous rend hommage à Robert McCall. L’agence américaine propose aussi une galerie en ligne.



Publié le 2 mars 2010

Des sous-vêtements spatiaux sans odeur

Koichi Wakata - ISS
Koichi Wakata dans le laboratoire japonais Kibo de la Station Spatiale Internationale. À bord de celle-ci, et de mars à juillet 2009, l’astronaute a testé des sous-vêtements dont la fibre tue les bactéries et évite ainsi les odeurs, même sans lavage.
Crédit : NASA

Confrontés à un environnement hostile sur orbite, les astronautes doivent suivre des protocoles précis pour se maintenir en bonne santé comme des exercices physiques quotidiens destinés à éviter une perte trop importante de leurs masses musculaire et osseuse. Rester en forme implique aussi une hygiène rigoureuse, ce qui n’est pas toujours facile en impesanteur : les équipages ne se douchent pas, mais utilisent des linges humides. Dans le même souci, hommes et femmes changent leurs sous-vêtements chaque jour, ce qui n’est pas sans poser un réel problème logistique puisqu’il n’y pas de lave-linge à bord de la Station Spatiale Internationale !
Pour y remédier, l’agence spatiale japonaise JAXA et une université de Tokyo ont mis au point un textile qui n’a pas besoin d’être lavé, car il tue les bactéries (ce qui neutralise les odeurs), absorbe l’eau et sèche rapidement. Deux astronautes du pays du Soleil levant, Takao Doi et Koichi Wakata, ont même testé des sous-vêtements réalisés avec cette nouvelle fibre. Le premier lors d’une mission de navette et le second au cours d’un séjour de longue durée à bord de la Station Spatiale Internationale en 2009. Le verdict de Koichi Wakata à propos de sa culotte de type boxer est à ce titre éloquent : «Je l’ai porté pendant 1 mois et mes coéquipiers dans la Station ne se sont jamais plaints, donc je pense que l’expérience est un succès». Avec un tissu normal, il ne fait aucun doute que l’inévitable odeur aurait immanquablement incommodé tout le monde au sein de l’endroit confiné qu’est une station spatiale...

MaxiFresh Plus - Goldwin
Sur son site, la firme de textiles Goldwin met en avant la filiation de ses sous-vêtements avec la technologie testée à bord de la Station Spatiale Internationale.
Crédit : Goldwin Inc.

Cette fibre qui reste propre est aujourd’hui disponible sur Terre. Tout d’abord, la Japan Women’s University de Tokyo (partenaire de la JAXA) propose à la vente une centaine de boxers pour 10 500 yens la paire (environ 90 euros). Ensuite, pour une distribution plus large, la firme nippone de vêtements Goldwin emploie la même technologie sur sa ligne MaxiFresh Plus de tricots de corps (à partir de 21 euros) et boxers (dès 14 euros).

Publié le 26 février 2010

STS-131 : clin d’oeil à Armageddon

STS-131 / Armageddon
Le poster de la mission STS-131 et celui du film auquel il adresse un évident clin d’oeil. De gauche à droite, les astronautes de STS-131 sont : Stephanie Wilson, Rick Mastracchio, James Dutton, Alan Poindexter, Dorothy Metcalf-Lindenburger, Clay Anderson et Naoko Yamazaki.
Crédit : NASA/Touchstone Pictures - Bruckheimer Films

En plus de la protocolaire photo d’équipage, les astronautes de la NASA participent activement à la réalisation d’un poster distribué aux nombreuses personnes qui, au sol, travaillent à la préparation de leur mission. Comme nous l’avons expliqué dans de précédents articles et portfolios, il est souvent fait référence à des affiches de film.
Les 7 qui doivent s’envoler le 5 avril prochain à bord de Discovery pour le vol STS-131 ont choisir Armageddon. Dans cette superproduction de 1998, l’acteur Bruce Willis incarnait un spécialiste du forage pétrolier qui embarquait à bord d’une navette de la NASA afin de creuser un astéroïde pour y placer une bombe nucléaire et ainsi le détruire et du même coup sauver la Terre ! L’agence américaine avait d’ailleurs aidé les équipes de production en leur permettant de tourner au sein de plusieurs de ses installations comme les centres Kennedy en Floride ou Johnson à Houston.
Cependant, les astronautes de STS-131 ne partiront pas intercepter un astéroïde : ils apporteront à la Station Spatiale Internationale de nombreux équipements scientifiques.

Portfolio Enjoy Space sur les posters d’équipage

La mission STS-131 (NASA)

Publié le 18 février 2010

50 ans de météo par satellite

Pôle météo - Cité de l'espace
Vue panoramique du nouveau pôle météo de la Cité de l’espace. Du 2 février au 31 mars, le parc toulousain offre une entrée enfant pour toute entrée adulte achetée (voir conditions sur leur site internet).
Crédit : Cité de l’espace

Nous sommes tous les jours des utilisateurs d’une technologie spatiale née voici 50 ans et qui a énormément évolué. Oui, tous les jours et le plus souvent on ne s’en rend même pas compte... De quoi s’agit-il ? De la prévision météo ! En effet, il y a un peu plus de 50 ans, le 17 février 1959 exactement, les États-Unis lançaient le premier satellite météo, Vanguard 2. En regardant la Terre depuis l’espace, on espérait bénéficier d’une vue globale afin de mieux observer et comprendre les mouvements des masses nuageuses et autres paramètres utiles à la prévision météo. Hélas, si l’idée était bonne, Vanguard 2 ne rapporta que peu d’informations en raison d’un problème technique. C’est l’année suivante, en 1960 (un 1er avril et ce n’est pas un poisson !) que Tiros-1 prit le relais avec cette fois-ci un succès total et 78 jours d’observations fructueuses.

De la prévision au climat

Aujourd’hui, plusieurs satellites météo scrutent la Terre dans le visible, l’infrarouge et d’autres longueurs d’onde afin de donner aux météorologistes (et plus exactement à leurs ordinateurs) un flot de données qui s’ajoutera aux nombreuses mesures effectuées sur Terre ou dans les airs (ballons et avions) dans le but de prévoir avec de plus en plus d’exactitude le temps qu’il fera demain. Songez que pour mieux suivre l’évolution des différents paramètres, le satellite européen Meteosat 8 envoie une image météo couvrant l’Europe toutes les 5 minutes ! L’élément le plus connu du dispositif spatial en matière de météo est sans conteste la fameuse carte ou animation satellite qui s’invite dans tous les bulletins météo des chaînes de télé. Elle fait tellement partie de notre vie quotidienne qu’on ignore souvent ce qui se cache derrière : une industrie capable de fabriquer les satellites, des fusées pour les lancer, des centres opérationnels pour les contrôler, sans oublier les indispensables ingénieurs ou techniciens et bien sûr les prévisionnistes qui interprètent les données récoltées depuis l’orbite terrestre. Signe des temps, les satellites météo ne se contentent plus d’intervenir pour le temps à court terme. Les scientifiques estiment en effet que les mesures accumulées depuis des décennies, et celles à venir, permettront de mieux suivre et comprendre les changements climatiques que nous constatons. Des changements qui modifieront le visage de notre planète. Songez que la glace de mer (la banquise) pourrait totalement disparaître dès la deuxième moitié de ce siècle.

Pôle météo - Cité de l'espace
Au pôle météo de la Cité de l’espace, devenez présentateur TV et annoncez le temps qu’il fera demain.
Crédit : Cité de l’espace

Présentez votre bulletin météo TV à la Cité de l’espace
Preuve de l’importance de ce secteur spatial, la Cité de l’espace a renouvelé et agrandi son pôle météo. Le but ? Que tous, petits et grands, vivent la réalité de la météorologie moderne grâce à des ateliers ludiques et interactifs. Les visiteurs du parc spatial de Toulouse pourront notamment discuter avec un animateur de Météo-France qui leur commentera des images satellites reçues en temps réel. Vous vous sentez l’âme d’un présentateur TV ? Caméra, fond bleu, cartes incrustées : un studio est à votre disposition afin de présenter votre bulletin comme un véritable professionnel. «Aujourd’hui, beau temps sur Toulouse», direz-vous en montrant la ville du doigt. Mais vous verrez que pointer la carte au bon endroit demande un peu d’entraînement... Fous rires garantis !



C'est pas Sorcier
Les animateurs de l’émission «C’est pas sorcier» sur France 3 célèbrent les 15 ans de leur émission de vulgarisation scientifique.
Crédit : France 3

Jouez avec France 3
France 3 à l’occasion des 15 ans de l’émission «C’est pas Sorcier» vous fait gagner des places pour la Cité de l’espace grâce à un jeu-concours en ligne. Pour participer, il suffit de suivre le lien ci-dessous et de vous inscrire au Club France Télévision (gratuit). Relisez bien cet article car il contient les réponses aux questions posées.

Le jeu en ligne avec France 3

Publié le 2 février 2010

L’Expédition 22 rend hommage au «Rat Pack»

Comme nous l’expliquions dans un précédent blog, les équipages des vols habités posent pour des posters qui illustrent leur mission dans un style graphique bien plus décontracté que les habituels (et très sérieux) documents techniques de la NASA. Le but est de créer un lien entre les astronautes et le personnel au sol, qu’il s’agisse de celui l’agence américaine ou de ses sous-traitants.

Expedition 22 - Right Pack
L'Expédition 22 se surnomme "Right Pack" et rend hommage au "Rat Pack" des années 1960. La pose des astronautes reprend même trait pour trait celle de cette photo.
Crédit : NASA/Spaceflight Awareness

Graphisme flamboyant, référence à des films de cinéma, clins d’oeil et humour sont au rendez-vous. Le poster de l’Expédition 22, actuellement à bord de la Station, a choisi de rendre hommage au «Rat Pack» (littéralement, le «club des rats»). Dans les années 1960, cette confrérie improvisée réunissait des géants du show-business américain : Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr, Joey Bishop et Peter Lawford. La postérité a surtout retenu les 3 premiers de la liste, immenses chanteurs et acteurs qui connurent les honneurs et le glamour de la célébrité hollywoodienne de l’époque. La réputation du Rat Pack était telle que ses membres remplissaient en un éclair toute salle de spectacle de Las Vegas. En refusant de jouer dans les hôtels et casinos qui n’embauchaient pas des artistes afro-américains, ils contribuèrent même à faire reculer la ségrégation !
Le Rat Pack de départ était fort de 5 personnes, or l’Expédition 22 compte 5 astronautes. De là, l’allusion au célèbre quintet était presque naturelle. Par jeu de mots, ils se sont appelés Right Pack (soit le «bon club») qui est phonétiquement très proche de Rat Pack. Pour appuyer le clin d’oeil, remarquez le design du texte en bas qui ressemble aux panneaux lumineux qui annoncent les spectacles dans les casinos de Las Vegas. À n'en pas douter, le Rat Pack des années 1960 se serait exclamé : That’s entertainment ! (c’est du spectacle)

D’autres posters d’équipage récents sur ce portfolio

Article Enjoy Space sur les posters d’équipage

Le Rat Pack sur Wikipédia

L’Expédition 22 (NASA)

Publié le 26 janvier 2010

La «fusée» de l’Âge de Glace 3

Gros succès en salle, l’Âge de Glace 3 suit les aventures rocambolesques et hilarantes d’un clan hétéroclite d’animaux préhistoriques  : un couple de mammouths (Manny et Ellie), un tigre à dents de sabre (Diego), un paresseux (Sid) et deux opossums (Crash et Eddie). Aussi incroyable que cela puisse paraître, les réalisateurs sont parvenus à placer une allusion évidente au spatial lors de la conclusion de ce dessin animé qui se déroule pourtant bien avant l’invention de la moindre fusée...
En effet, tout au long du film, on revient de temps à autre sur les péripéties de deux écureuils, un mâle et une femelle (Scrat et Scratina), qui se disputent un gland. À la fin, les deux animaux se retrouvent sur un rocher qui est propulsé en l’air par une éruption volcanique. Mais à bien y regarder, on assiste en fait sur le plan visuel à un décollage de fusée. On ne vous demande pas de nous croire sur paroles, aussi, examinez les images extraites du film ci-dessous.

Ice Age 3 rocket
À la fin de l’Âge de Glace 3, un rocher est expulsé vers le ciel par une petite éruption volcanique. Visuellement, le clin d’oeil à un décollage de fusée est évident.
Crédit : Blue Sky Studios / 20th Century Fox
Ice Age 3 - rocket
Les deux écureuils s’envolent avec le rocher : en plus, c’est un vol habité !
Crédit : Blue Sky Studios / 20th Century Fox
Ice Age 3 - rocket
Largage du premier étage.
Crédit : Blue Sky Studios / 20th Century Fox
Ice Age 3 - rocket
Largage du deuxième étage. Par la suite, les écureuils se retrouvent séparément sains et saufs au sol, mais on ne montre jamais le troisième étage retomber. Aurait-il atteint l’orbite ?
Crédit : Blue Sky Studios / 20th Century Fox

On remarquera que bien que le rocher n’ait pas de propulsion (il est expulsé tel un boulet de canon), les animateurs se sont arrangés pour qu’il exhibe une lueur à sa base (l’échauffement par l’éruption fournit le prétexte) et qu’il laisse même derrière lui un panache de fumée blanche ! Ceci rappelle immanquablement l’esthétique d’un envol de navette américaine vu de loin. Le parallèle avec l’astronautique continue puisque le rocher va ensuite se scinder par deux fois, mimant les largages successifs d’un premier et deuxième étage de fusée. Voilà un clin d’oeil spatial aussi réussi qu’inattendu.

L’Âge de Glace 3 a été édité en DVD et Blu-Ray (sur ce support HD, signalons une remarquable qualité d’image) à la fin de l’année 2009.

L’Âge de Glace 3 (site officiel du film - Wikipedia)

Note : les images extraites du film sont publiées à fin d'illustration du propos.
Publié le 7 janvier 2010

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