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Europlanet récompense Jean Lilensten

Jean Lilensten
Jean Lilensten, premier lauréat du prix d’Europlanet chargé de récompenser ceux qui oeuvrent pour faire connaître la planétologie auprès du grand public au niveau européen.
Crédit : Europlanet

Chargée de coordonner la recherche en planétologie (l’étude des planètes) au niveau européen, Europlanet est une structure financée par l’Union Européenne. Elle a été créée après le succès de l’atterrissage de la sonde Huygens sur Titan voici 5 ans (voir ce portfolio). Europlanet accorde ainsi des fonds destinés à aider des programmes scientifiques et, cette année, a inauguré son prix pour l’excellence dans la communication auprès du grand public. Le lauréat de cette première édition est Jean Lilensten du Laboratoire de Planétologie de Grenoble. Il a en effet réalisé une étonnante expérience baptisée Planeterrella qui reconstitue le phénomène des aurores polaires. Sur Terre, celles-ci résultent de l’interaction de particules chargées venues du Soleil avec le champ magnétique de notre planète.

Planeterrella
Avec ses deux sphères métalliques sous vide, Planeterrella peut simuler de nombreuses configurations d’aurores. Outre son aspect didactique, l’expérience suscite aussi l’émerveillement, car son fonctionnement est particulièrement esthétique.
Crédit : Mathieu Senet

Jean Lilensten a même conçu Planeterrella de sorte que l’ensemble du dispositif reste transportable, ce qui lui a permis de montrer cette «machine à fabriquer des aurores» à travers l’Europe, touchant le grand public ou les écoliers, les sensibilisant à un phénomène majeur en astronomie (les aurores concernent de nombreuses planètes et aussi des étoiles hautement magnétisées). Cette démarche originale et de proximité a donc valu à son inventeur le premier prix pour la communication  grand public d’Europlanet. Le scientifique recevra 4.000 euros lors de l’European Planetary Science Congress organisé par Europlanet qui se déroulera à Rome du 19 au 24 septembre 2010.

Communiqué d’Europlanet

Site officiel de l’expérience Planeterrella

Publié le 23 juillet 2010

NITEBOX décolle

Auteur-compositeur-interprète qui mélange le r’n’b, l’électro et le hip-hop, NITEBOX a exploré la thématique astronautique pour son titre «Top of the world». C’est pourquoi dans son clip a été tourné à la Cité de l’espace de Toulouse (voir ci-dessous).



Le réalisateur Jean-Louis Cruz nous explique comment est né ce clip et ce que lui inspire le spatial.

Enjoy Space : Pourquoi avoir choisi la Cité de l'espace comme lieu de tournage ?

Jean-Louis Cruz :  Tout est parti du thème même du morceau de NITEBOX "Top of the world" où il est question d'inviter quelqu'un au sommet du monde (top of the world). J'ai exploré différents axes qui ne me semblaient pas suffisamment forts, originaux, et au détour d'une conversation, un ami m'a parlé de la Cité de l’espace et donné les coordonnées de Florence Seroussi, chargée des relations presse. Après une première prise de contact et quelques repérages, j'ai pris conscience que la cité était LE lieu où ce clip devait être tourné : le toit du monde c’est l'espace... C'était presque devenu une évidence. Le parc possède une multitude d'espaces très originaux et les reconstitutions sont de grande qualité. Après cette visite, nous avons sélectionné 5 espaces qui avaient chacun des caractéristiques de couleurs et de possibilités de mise en scène différentes. L'idée du clip était principalement de mettre en scène des danseurs et des figurants dans un contexte futuriste et spatial avec des chorégraphies syncopées, saccadées et graphiques qui s'inspirent de certains mouvements que l'on peut faire en apesanteur. La qualité et l'originalité des installations de la Cité ont directement influencé mes orientations de mise en scène et choix du stylisme.

Enjoy Space : Que représente l'espace pour vous ?

Jean-Louis Cruz : Quand je pense "Espace", je pense surtout à mon enfance et aux émissions d'Igor et Grichka Bogdanoff. Des émissions qui abordaient la science spatiale de façon originale, passionnante, étonnante.

La vidéo ci-dessous, «making-of» du clip, nous montre les secrets de fabrication de «Top of the World» à la Cité de l’espace.




Page Facebook officielle de NITEBOX


Publié le 2 juillet 2010

Expédition 24 et STS-133 : les posters

En plus de l’habituelle photographie d’équipage, il est de tradition que les astronautes d’une mission participent à la réalisation d’un poster. Celui-ci est distribué dans les centres NASA et chez les industriels. Les créations graphiques peuvent parfois faire des clins d’oeil à des films ou des séries TV (voir ce portfolio). L’Expédition 24 de la Station Spatiale Internationale (ils sont là-haut en ce moment) a choisi la sobriété en posant devant une photo qui représente l’ISS en orbite autour de la Terre.

Expedition 24 poster

L’avant-dernier vol d’une navette spatiale, la mission STS-133, a inspiré un superbe design avec d’évidentes connotations futuristes, voire de SF. On notera que l'emblème de la mission a été conçu, juste avant sa mort, par le talentueux peintre spatial Robert McCall (voir cet article et ce portfolio).
Voir aussi le site Spaceflight Awareness de la NASA.

STS-133 poster

Publié le 2 juillet 2010

Antevision

Jean-François Clervoy a récemment publié «Histoire(s) d’espace» qui raconte son vécu d’astronaute. Cliquez ici pour voir son interview vidéo sur EnjoySpaceTV. Mais avant ce récit autobiographique, il avait aussi écrit une nouvelle de Science-Fiction que nous reproduisons ici (cliquez sur «En savoir +» en fin d’article).
Crédit : Enjoy Space

Astronaute français de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), Jean-François Clervoy a participé à 3 missions de navette : STS-66, 84 et 103. La troisième était destinée à entretenir le télescope spatial Hubble. Or, il est question d’un télescope spatial dans «Antévision», une nouvelle de Science-Fiction écrite par Jean-François Clervoy  en 1995 et publiée dans la Dépêche du Midi à l’occasion des 90 ans de la mort de Jules Verne, le célèbre écrivain français, auteur immortel du fameux «De la Terre à la Lune». Toutefois le télescope spatial envisagé par l’astronaute s’avère bien plus puissant qu’Hubble : il s’agit de combiner la lumière récoltée par 85 télescopes judicieusement répartis dans le système solaire afin de simuler un immense miroir et d’observer en détail une planète située à 2.400 années-lumière de la Terre. Fantaisie technique ? Pas du tout ! Très au fait des technologies, Jean-François Clervoy base son récit sur la prochaine grande étape des observatoires spatiaux, à savoir faire voler en formation plusieurs télescopes pour combiner leur lumière par interférométrie. La NASA et l’ESA réfléchissent d’ailleurs à un tel concept pour le futur, car il pourrait permettre d’étudier l'atmosphère des exoplanètes, ces planètes qui tournent autour d’autres étoiles que la nôtre, et ainsi nous révéler si elles sont susceptibles d’héberger des conditions propices à la vie (un thème abordé par la nouvelle thématique «Extraterrestres : êtes-vous prêt à la rencontre ?» de la Cité de l’espace à Toulouse).

Avec le projet Darwin, l’ESA a étudié la faisabilité future d’une flottille de télescopes spatiaux qui combineraient leur lumière afin d’en simuler un plus grand. Dans Antévision, Jean-François Clervoy imagine un concept similaire, mais basé sur 85 observatoires postés dans divers endroits du système solaire.
Crédit : ESA

Enfin, n’oublions pas qu’en astronomie, regarder loin, c’est aussi regarder dans le passé... Mais nous n’en dirons pas plus et nous vous invitons à lire «Antévision» de Jean-François Clervoy (reproduit sur Enjoy Space avec son autorisation) en cliquant sur «En savoir +» ci-dessous.

Publié le 17 juin 2010

Embarquez dans la navette !



Il ne reste désormais plus que deux missions sur le calendrier des navettes de la NASA : STS-133 en septembre prochain avec Discovery et STS-134 en novembre avec Endeavour (des dates susceptibles toutefois d’être modifiées). L’agence américaine entend faire participer le public en adaptant à ses avions spatiaux une idée qu’elle a déjà employée avec succès sur ses sondes d’exploration du système solaire. Très souvent, ces dernières emportent dans un CD-ROM, DVD-ROM ou une puce informatique, les noms voire phrases laissées par ceux qui le désirent via Internet. Pour STS-133 et STS-134, c’est votre portrait, incrusté à la place du commandant sur une photo de navette, qui partira dans l’espace et vous reviendra avec un certificat signé par le commandant. Sous forme électronique toutefois ! Enjoy Space a contacté la NASA pour avoir des détails et James Hartsfield, chef de la Media and Mission Support Branch au centre Johnson de Houston nous a précisé que les images seraient bien transmises vers la navette concernée après son lancement. Votre portrait sera donc «téléporté» vers Discovery et/ou Endeavour sur orbite (il est possible de participer au deux), ajoutant une saveur futuriste à cette initiative. James Hartsfield a également souligné que, grâce à cette méthode, il n’y avait pas de limite au nombre de «passagers» ainsi accueillis. Pour ceux qui ne sont pas forcément très à l’aise avec l’anglais, Enjoy Space détaille ci-dessous et en images la procédure à suivre. Une occasion à ne pas manquer, car ce n’est pas tous les jours qu’on est invité à bord de la navette.


Allez sur le site faceinspace de la NASA. Sur l’écran d’accueil, cliquez sur «Participate» en bas à droite. Les citoyens de tous les pays sont conviés. Vous arrivez alors sur cette page qui expose les mentions légales. Cliquez sur «I agree to...» pour continuer.


Pas de panique ! ;) 1 : mettez votre prénom. 2 : votre nom de famille. 3 : votre pays. Ce point est très important, car il supprime la mention «zip code», obligatoire pour les États-Unis et qui pourrait autrement vous bloquer puisque les codes postaux non-Américains ne sont pas pris en charge. 4 : choisissez la mission STS-133 ou STS-134 (vous pourrez ensuite remplir un deuxième formulaire pour participer aux deux missions). 5 : avez-vous contribué au programme de la navette ? Répondez par oui (yes) ou non (no). 6 : cliquez sur «Browse» pour sélectionner le fichier image (format JPEG) de votre portrait sur votre ordinateur. Si vous ne disposez pas de photo de vous, n’utilisez pas cette fonction et votre nom partira sans image. 7 : Dans cette case, entrez les lettres que vous voyez à gauche en respectant les minuscules et les majuscules. En cas d’erreur, vous pourrez essayer à nouveau sans avoir à recommencer les étapes précédentes. Cliquez ensuite sur «Submit».


Vous parvenez à cette page où vous retrouvez la photo que vous avez choisie. «Crop» vous permet de sélectionner sur l’image la zone où se trouve votre portrait. Pour changer la taille de la zone, restez cliqué sur les petits carrés de redimensionnement et faites bouger votre souris. Si votre portrait est incliné, redressez-le avec les flèches de rotation à côté de «Done». L’incrustation s’affiche à droite : vous occupez le siège du commandant ! Une fois que vous êtes content du résultat, cliquez sur «Done».


Une animation montrant la navette en train de décoller se déroule, puis vous arrivez sur cette page. Elle est très importante, car elle vous indique votre numéro de certificat (flèche). Cliquez sur «Print this page» en bas à droite pour imprimer ce texte (une nouvelle fenêtre s’ouvre) ou notez le numéro de certificat sur un papier. Au retour de la mission, ce numéro vous permettra de télécharger l’attestation signée du commandant et de l’imprimer. Bon voyage !

Enfin, n’hésitez pas à cliquer sur «Participation Map» (en haut) pour voir une carte de la Terre qui récapitule le nombre de participants par pays.

Publié le 9 juin 2010

Lecture web : Horizons

On le sait, dans le spatial, la coopération internationale est au coeur de nombreux projets comme l’ISS qui réunit la Russie, les États-Unis, le Japon, le Canada et l’Europe. Cette logique de coopération ne se limite pas aux seules agences et il faut savoir que les associations professionnelles et sociétés savantes de divers pays collaborent souvent. C’est ainsi que le Groupe Régional Toulouse – Midi-Pyrénées de la 3AF (Association Aéronautique et Astronautique de France) est en liaison avec la section de Houston de l’AIAA (American Institute of Aeronautics and Astronautics).
Horizons - AIAAGrâce à ce jumelage, des articles sur le spatial écrits par des membres de la Commission Technique Nationale 3AF «Exploration et Observation Spatiales» (CTN hébergée par le Groupe Régional Toulouse Midi-Pyrénées de la 3AF) sont régulièrement publiés dans la revue Horizons de l’AIAA section Houston. On notera notamment ainsi dans l’édition du printemps 2010, les articles de Philippe Mairet et Marc Rieugnié respectivement intitulés «The Unfinished Dream of Space» et «A Sudden Stop or a Renewal?» qui réfléchissent aux conséquences de la nouvelle politique spatiale américaine, à court comme à moyen et long terme. Horizons est téléchargeable gratuitement sur le web au format PDF.

3AF (Association Aéronautique et Astronautique de France)

3AF - Commission Exploration et Observation Spatiale

La section Houston de l’AIAA

La revue Horizons

Horizons - Spring 2010 (lien direct, PDF de 2,7 Mo)

Publié le 28 mai 2010

STS-134 sur les pas de Star Trek

STS-134 poster


Les récents changements de planning des vols de navette ont eu un effet imprévu : le poster de l’équipage de la dernière mission de navette est connu avant celui de l’avant-dernière ! Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, STS-134 avec Endeavour (chargée d’amener l'expérience AMS vers l’ISS) devait se dérouler avant STS-133 avec Discovery, ultime vol planifié du programme navette (mission logistique également vers l’ISS). Mais il a été décidé de modifier le spectromètre alpha-magnétique AMS afin d’allonger sa durée de fonctionnement. Accroché à l’extérieur de la Station, l’AMS doit notamment détecter de l’antimatière sur orbite, une expérience attendue par de nombreux astrophysiciens. Le temps nécessaire à la modification a décalé STS-134 en novembre prochain, après STS-133 toujours prévu pour septembre. Des dates susceptibles de changer d’ailleurs... Mais STS-134 ayant été en amont pendant un moment, des étapes ont déjà été franchies comme celle de la conception de son poster, une présentation plus ludique et décontractée de la mission que la traditionnelle photo d’équipage.

STS-134 poster - Star Trek
Le poster de la mission STS-134 et l’affiche du film Star Trek de 2009. Le clin d’oeil est évident !
Crédit : NASA/Paramount (affiche Star Trek reproduite à titre d’illustration du propos)
On constate dès lors le retour du thème Star Trek, à l’image de ce qu’avait fait l’Expédition 21. Mais cette fois-ci, au lieu de rendre hommage à la série TV originale, le visuel s’inspire de l’affiche du film de 2009 réalisé par J. J. Abrams. Dans les deux cas, on se sent propulsé avec les astronautes vers les étoiles, là «où nul homme n’est jamais allé».

Expedition 21 poster
L’Expédition 21, commandée par l’astronaute européen Frank De Winne, rendait aussi hommage à Star Trek et plus exactement à la série TV originale.
Crédit : NASA

D’autres posters de mission avec ce portfolio Enjoy Space.

Publié le 20 mai 2010

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